Fragment infime de la blogosphère. Frappe du coeur pour toutes les comédiennes et comédiens québébécois. Mémoriel. Mémorial de leurs pas, leurs traces, leurs transes,leurs ombres,leurs voix
sur les planches et les écrans de nos vies.
Par-delà les âges et l'absence, elles et ils demeurent.
Mais encore faut-il se les rappeller.
Au gré du sablier de cet espace,
je tenterai de réparer l'injustice d'un certain oubli.
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mardi 15 mars 2011

Patrick Peuvion

Patrick Peuvion est à gauche.

Patrick Peuvion est un acteur québécois décédé le février 2000. Il est diplômé de l'École nationale de théâtre du Canada en 1964.

1960 "Les cinq dernières minutes" .... Barman (1 Episode, 1960) - Dernier cri (1960) Episode TV

1968 : Le Paradis terrestre (série TV) : Jacques Miron
1969 : Vînatorul de cerbi : Harry March
1969 : My Side of the Mountain : Ranger
1969 : Bas de cuir ("Lederstrumpferzählungen, Die") (feuilleton TV) : Harry March (épisode 1)
1969 : Un chemin de croix dans le métro : Le prêtre ( Court-Métrage )
1970 : Mont-Joye (série TV) : Raymond Comtois
1970 : Maigrichon et Gras-Double (série TV)
1970"Les chevaliers du ciel" (Episodes, 1970) ... autre titre : "Les aventures de Michel Tanguy" - France (titre alternatif)... autre titre : "Les aventures de Tanguy et Laverdure" - France (titre alternatif) - Episode #3.7 (1970) Episode TV - Episode #3.6 (1970) Episode TV
1971 : L'Amour en communauté (Pile ou face) : Victor
1974 : Il était une fois dans l'est : Henri
1974 : Les Faucheurs de marguerites (feuilleton TV) : Orville Wright
1977 : Duplessis (feuilleton TV) : Père Marcel Champagne
1977 : Les As (série TV) : Franco Stradella
1978 : Le Clan Beaulieu (série TV) : Frédéric Beaulieu
1978 : Fascination
1979 : Éclair au chocolat
1982 : Une vie (série TV) : M. Antoine
1984 : "Épopée rock" Série TV (épisodes inconnus)
1983-1985 : Belle Rive
1987 : Semi-détaché (série TV) : Giordano Lombardo
1987 : "La bande à Ovide" Série TV (voix) .... Zozo
2000 : Hochelaga : Frais-Chié

Liste et biographie non exhaustive.

Sources :

http://www.imdb.fr/name/nm0678901/

Wikipédia
et Dave Peuvion dans un commentaire sur le blogue.

dimanche 19 décembre 2010

Guy Provost


Guy Provost (Hull, 19 mai 1925 - Montréal, 10 février 2004)

Né à Hull (maintenant Gatineau) en 1925, Guy Provost a fait ses premiers pas au théâtre avec son père, René Provost, directeur-fondateur de l’École d’art dramatique de Hull. Il entame sa carrière professionnelle grâce à l'auteur Jean Desprez. En 1946, alors qu'il joue dans les feuilletons radiophoniques Yvan l'intrépide et Jeunesse dorée, le père Émile Legault invite le jeune Provost à prendre part aux Compagnons Saint-Laurent à Montréal.

En 1948, le comédien s’envole pour la France parfaire son art, grâce à une bourse d’étude du gouvernement québécois. Il jouera à la Comédie de Saint-Étienne pendant deux ans, puis se joindra au Théâtre populaire dirigé par le célèbre Jean Vilar où il fera ses preuves aux côtés de Gérard Philippe et Philippe Noiret. Son passage en sol parisien, ainsi que celui de son épouse, Denise Vachon, sera notamment célébré par le Figaro Littéraire qui louera leur «expérience, leur conscience, leur métier et leur sincérité».

De retour au Québec, en 1955, il n'arrête pas de travailler. Au petit écran, il incarne le Père Alexandre dans Les Plouffe, mais c’est au grand écran qu’il rencontrera pour la première fois le personnage qui le rendra si cher aux Québécois, l’Alexis de Claude-Henri Grignon. En 1949, il est du premier long métrage d’Un Homme et son péché. Au petit écran cependant, c’est Gabriel Gascon qui héritera d’abord du rôle d’Alexis dans Les Belles Histoires des Pays-d'en-Haut. Un rôle qui reviendra plus tard à Guy Provost, qui reprendra tout naturellement les gestes du bel Alexis.


Guy Provost aura été l’un des acteurs québécois les plus prolifiques. De son rôle d’anarchiste dans Mon Meilleur Ennemi, à Terre Humaine, en passant par Sous un ciel variable, Symphorien Duplessis ou Le Paradis terrestre. Le comédien aura aussi touché à l’animation, d’abord à la barre de La Vie qui bat, pendant dix ans, puis à la radio, avec Place aux femmes, qu’il a coanimé avec Lise Payette pendant sept ans.

Oeuvre interprétative

Cinéma-Télévision :


1949 : Un homme et son péché : Alexis Labranche
1950 : Séraphin (une suite du film Un homme et son péché de 1949) : Alexis LAbranche
1951 : Ein Lächeln in Sturm : Trappeur
1953 : La Famille Plouffe (série TV) : Révérend Père Alexandre
1955 : Si Paris nous était conté : Blacksmith's apprentice
1955 : Il était une robe…
1956 : Trapeze : un journaliste
1956-1970 : Belles histoires des pays d'en haut, Les ... Alexis Labranche (2ième)
1957 : Maison du bord de l'eau, La
1958 : Héritiers, Les
1959 : Procès pour meurtre
1959-1961: En haut de la pente douce
1959-1961 : Jeunes visages
1962-1963 : Petit monde du Père Gédéon, Le
1960 : On ne meurt qu'une fois
1960 : Walk Down Any Street (voix)
1960 : Le Petit monde du père Gédéon (série TV) : Le Père Alexandre Plouffe
1961 : Louis-Joseph Papineau: The Demi-God : Louis-Joseph Papineau
1962 : La Balsamine (série TV) : Charles Mathieu
1964-1965 : Monsieur Lecoq
1966 : Le Misanthrope : Alceste
1968 : Le Paradis terrestre (série TV) : Dr. Jutras
1969 : Florence
1970 : Une maison... un jour... (TV) : Vincent
1970-1975 : Mont-Joye ¸
1970-1977 Symphorien
1971 : Entre midi et soir
1974 : Les Ordres de Michel Breault : Dr. Jean-Marie Beauchemin
1974 : Les Deux pieds dans la même bottine
1977 : Duplessis (feuilleton TV) : Ernest Lapointe
1977 : Nous jouerons en automne
1978 : Terre humaine (série TV) : Antoine Jacquemin
1978-1979 : Drôle de monde
1978-1979 : Peur du voyage, La
1982 : Gapi : Sullivan
1984 : Laurier (feuilleton TV)
1986 : C.A.T. Squad (TV)
1987 : Shades of Love: The Rose Cafe (TV) : Philippe
1989-1991 : Tandem (série TV)
1995 : Sous un ciel variable (série TV) : Léon Tanguay
1996 : Urgence
1997 : La Conciergerie de Michel Poulette : Juge
2001 : Mon meilleur ennemi (série TV) : Georges Rivard
Théâtre

1954 : Macbeth de William Shakespeare, mise en scène Jean Vilar, Festival d'Avignon
1978 : Evangéline Deusse d'Antonine Maillet, mise en scène Yvette Brind'Amour, Festival d'Avignon

CETTE LISTE EST LOIN D'ÊTRE EXHAUSTIVE.
http://emissions.ca/
http://www.imdb.com/name/nm0699084/


mardi 11 mai 2010

Jean Perraud

Une bande de joyeux lurons au cabaret Le Mocambo. Avec Jean Perraud, au troisième rang.

Jean Perraud est un acteur québécois décédé le 15 mai 1979. De son vrai nom Jean Herbart,il a a joué le rôle de « Laurent » dans la comédie musicale Monica la mitraille de Robert Gauthier et Michel Conte en 1968, salle Maisonneuve de la PdA de Montréal.

Oeuvre interprétative

  • 1961-1962 : Kanawio
  • 1962-1965 : Pain du jour, Le
  • 1963-1965 : Coeur aux poings
  • 1963-1966 : De 9 à 5
  • 1965 : Astataïon ou Le festin des morts
  • 1966 : Moi et l'autre (série TV) : Laurent Bernier
  • 1968 : Fanfreluche : plusieurs rôles différents
  • 1970 : Mont-Joye (série TV) : René Sanche
  • 1971-1971 : Naufragé, Le
  • 1972 : Les Smattes : L'agent "junior" de la relocalisation
  • 1976-1976 : Un jour, ils eurent l'idée de s'acheter une maison
  • 1976-1977 :Quinze ans plus tard
  • ??? : Un simple soldat d'après la pièce de Marcel Dubé
  • 1977 : Duplessis (feuilleton TV) : Édouard Masson
  • 1977 : Monsieur Zéro (TV) : Antonin
  • 1978-1978 : Andrée et Robert
  • 1978-1978 :Lettre de Nouvelle-France, La
  • 1980 : Cordélia : Père Meloche
http://archives.emissions.ca/artisan_1499.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Perraud

jeudi 15 avril 2010

Denise Proulx

http://bilan.usherbrooke.ca/voutes/voute5/cruche6_1978.jpg

Source de l'image : bilan.usherbrooke.ca

Denise Proulx est une actrice québécoise née le 1 février 1928 à Montréal

Oeuvre interprétative :

  • 1949 : Le Curé de village : Mlle Theberge
  • 1950 : Les Lumières de ma ville : Denise LeRoyer
  • 1954-1960 : Toi et moi
  • 1957-1957 : Un roman-savon
  • 1958 : La Mercière assassinée
  • 1960-1964 : Filles d'Eve
  • 1960-1966 : Pierrafeu, Les
  • 1961-1962 : Mors aux dents, Le
  • 1962-1962 :Docteur Goudron et professeur Plume
  • 1965-1967 : Bonheur des autres, Le
  • 1966-1977 : Rue des Pignons (série TV) : Sofrida Belhumeur
  • 1968-1972 : Le Paradis terrestre (série TV) : Émérentienne Chalifoux
  • 1968-1968 : Médée
  • 1968-1977 ? : Symphorien (série TV) : Marie-Madeleine Laperle
  • 1969 : Ti-cœur
  • 1970 : L'Amour humain
  • 1970 : Demain matin, Montréal m'attend
  • 1972 : Françoise Durocher, Waitress
  • 1972 : Bye-Bye 1972 TV
  • 1972 : Les Indrogables
  • 1973 : J'ai mon voyage! .... Mme Lafleur
  • 1973 : Kamouraska : Victoire
  • 1973 : O.K. ... Laliberté
  • 1974-1976 : La Petite Patrie (série TV)
  • 1974 : Par une belle nuit d'hiver
  • 1973-1976 ? : La P'tite semaine (série TV) : Fernande Lemieux
  • 1975 : Rosa (série TV)
  • 1975 : Les Vautours : Soeur Ste-Germaine
  • 1976 : Procès d'Etienne, Le
  • 1977 : Ti-mine, Bernie pis la gang... : Madame Eva
  • 1977 : J.A. Martin photographe
  • 1978-1978 : Fascination
  • 1978-1978 : Régine et Marcel
  • 1979 : Flappers (série TV) : Francine
  • 1979 : King of Kensington" .... Michelle (1 episode, )
  • 1980-1986 : Le Temps d'une paix (série TV) : Marie-Rose Desrosiers
  • 1980 : Hey Babe! : Miss Dolphine
  • 1982 : Les Yeux rouges : Mme Noreau
  • 1983-1987 : Poivre et sel (série TV) : Gertrude Leblanc
  • 1984 : Amuse-gueule
  • 1985-1987 : Âme soeur, L'

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Denise_Proulx

http://archives.emissions.ca/artisan_821.html

http://www.imdb.com/name/nm0698923/

jeudi 25 mars 2010

Jean-Louis Paris

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/juin/7/1/JLOUP.jpg

  • Montréal, ville ouverte (1992-1992)
  • La guerre oubliée (1987) .... Le cardinal Bégin
  • Entre chien et loup (1984-1992)
  • Poivre et Sel (1983-1987)
  • Duplessis (1977-1978)
  • Le soleil se lève en retard, Réal. : André Brassard (1977)
  • Terre humaine (1978-1984)
  • Alexandre et le roi (1976-1978)
  • Anglais sont arrivés, Les (1976-1977)
  • Grand-papa (1976-1979)
  • Y'a pas de problème (1975-1977)
  • Kamouraska, Réal. : Claude jutra (1973) .... Paul Hus ( Cinéma )
  • La lunule ( The pyx ) Réal. : Harvey Hart (1973)
  • Flip et compagnie (1971-1971)
  • L'amour (1970) .... Pierre
  • Mont-Joye (1970-1975)
  • Symphorien (1970-1977)
  • Bilan (1969-1969)
  • Manette ou les dieux de carton (1967) .... Le curé
  • La corde au cou (1965) .... Rémy
  • Monsieur Lecoq (1964-1965)
  • De 9 à 5 (1963-1966)
  • Ti-Jean Caribou (1963-1966)
  • Barrique d'amontillado, La (1962-1962)
  • Le temps des lilas (1962) (TV) .... Le visiteur
  • Marcus (1962-1963)
  • Sous le signe du lion (I) (1961-1961)
  • Louis-Joseph Papineau: The Demi-God (1961)
  • Arsène Lupin (II) (1960-1960)
  • Côte de sable, La (1960-1962)
  • Grand duc, Le (1959-1963)
  • Joie de vivre (1959-1963)
  • Courrier du Roy, Le (1958-1961)
  • Je vous ai tant aimé (I) (1958-1959)
  • C.Q.F.D. (1957-1958)
  • Deux inconnus (1957-1958)
  • Rivière perdue, La (1957-1957)
  • Nérée Tousignant (1956-1956)
  • Billet doux, Le (1955-1956)
  • 14, rue des Galais (1954-1957)
  • Île aux trésors, L' (1954-1957)
  • Côté cour... côté jardin (1953)
    .
http://www.imdb.com/name/nm0661575/

samedi 20 mars 2010

Juliette Pétrie

http://cinememorial.com/Image/JULIETTE%20PETRIE/PETRIE%20JULIETTE.jpg
Saint-Hyacinthe, 18 février 1900 - Montréal, 13 mars 1995

Le père de Juliette Petrie était fleuriste et originaire de Grad, en Belgique. Juliette a connu une enfance heureuse auprès de son père Jules Vermeersch [1] .


La carrière de Juliette Petrie dans le monde du spectacle québécois démarra en 1920 grâce à la rencontre avec son mari, le célèbre Arthur Petrie, meneur de revues burlesques très populaires à son époque au Québec. Elle débuta sur scène en 1921 à Trois-Rivières, remplaçant à pied levé un comédien absent. Sa voix et son talent inné de la repartie allaient lui assurer une longue carrière dans le monde du vaudeville et du burlesque et, par la suite, à la télévision et au cinéma.


À partir de 1922, Juliette Petrie a codirigé, avec son époux Arthur Petrie, la troupe de burlesque Les Poupées françaises, qui connut un très grand succès. La troupe se composait de huit danseuses, plus Juliette Petrie, Arthur Petrie, Juliette Béliveau, Eugène Martel et Wilbrod. Cette troupe se produisit pendant de nombreuses années[2].


En prenant la co-direction avec son mari de la troupe de burlesque "Les Poupées françaises" , en 1922, Juliette Petrie devient la première femme au Québec à diriger une troupe de théâtre. Rose Ouellette la suivra en ce sens en devenant directrice du Théâtre Cartier (à Saint-Henri, Montréal) en 1928.


En 1936, elle commence une longue collaboration avec Rose Ouellette, La Poune qui tiendra l'affiche au Théâtre National à Montréal jusqu'en 1953. Leur succès est constant, dans un genre difficile, l'improvisation sur un canevas à peine esquissé ; tout tient par l'esprit de repartie des actrices. Les deux directrices de troupe doivent voir à tout, pour monter une nouvelle revue chaque semaine. Elle y côtoiera tous les grands artistes québécois du burlesque de cette époque : Olivier Guimond, père, Manda Parent, Olivier Guimond, Teddy Burns-Goulet, Paul Desmarteaux, etc. 2


Durant les années 1950, à l'apogée des clubs montréalais, Juliette Petrie se produit au Mocambo, à la Casa Loma, au Café de l'Est et au Radio Cité, le théâtre-cabaret de Jean Grimaldi.

Elle amorce le virage de la télévision grâce à Roger Lemelin qui l'engage, en 1959, dans l'émission «En haut de la pente douce». La comédienne donne vie au personnage de « la mère » lors de la présentation de la comédie musicale Monica la mitraille de Michel Conte en 1968 à la Place des Arts de Montréal.


Dans les années 1970, elle obtient un rôle dans « Le soleil se lève en retard », de Michel Tremblay et André Brassard. Juliette Petrie est décédée à Montréal le 13 mars 1995 à l'âge de 95 ans.


OEUVRE INTERPRÉTATIVE :
Sources :

1.http://wapedia.mobi/fr/Juliette_Petrie

2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Juliette_Petrie

3. http://archives.emissions.ca/artisan_1716.html

lundi 22 février 2010

Henri Poitras


Henri Poitras est tout à gauche.

Henri Poitras est un auteur et acteur québécois né en 1896 et décédé le 1er août 1971.

Né à Montréal (dans le Faubourg Québec), Henri Poitras étudie au Conservatoire Lasalle avec le fondateur Eugène Lasalle.

Sergent à Valcartier durant la Première Guerre mondiale, il débute son métier d'acteur dès son retour à la vie civile.

Il connait une carrière artistique très riche et diversifiée. Il a fait ses débuts comme comédien au théâtre Chanteclerc (Montréal) pour ensuite interpréter des centaines de rôles de tous les répertoires, autant au Québec qu'en Nouvelle-Angleterre.

Pendant un quart de siècle, il joue et chante régulièrement à la Société canadienne d'opérette et aux Variétés lyriques de Montréal.

De plus, il est souvent sollicité par la radio, la télévision et le cinéma; il tourne au Canada, en France et à New York. Professeur d'art dramatique (entre autres au Conservatoire Lasalle), il trouve également le temps de diriger sa propre agence artistique. Auteur d'une quarantaine de pièces, il est aussi metteur en scène et directeur de nombreuses troupes de théâtre.


OEUVRE INTERPRÉTATIVE :

1945 : Fridolinons de Gratien Gélinas

  • 1947 : La Forteresse
  • 1947 : Whispering City : Detective at Blanche's Apartment
  • 1949 : On ne triche pas avec la vie : Filasse
  • 1949 : Un homme et son péché : Jambe de bois
  • 1950 : Séraphin (une suite du film Un homme et son péché de 1949) : Jambe de bois
  • 1953 : Tit-Coq de René Ddelacroi : Oncle Alcide
  • 1953 : Disparu
  • 1956 - 1970 : Les Belles Histoires des Pays-d'en-Haut (série TV) : Jambe-de-bois
  • Rivière perdue, La (1957-1957)
  • 1957-1958 : Au chenal du moine (série TV) : Paquet Paulhus
  • Ouragan (1959-1962)
  • 1959-1963 : Grand duc, Le
  • 1962-1963 ? : Le Petit monde du père Gédéon (série TV) : Pantaléon Veilleux
  • Atout... meurtre (1963-1963)

    http://archives.emissions.ca/artisan_1287.html
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Poitras

vendredi 5 février 2010

Gilles Pellerin

À l'extrême-droite.
Gilles Pellerin(né à Nicolet le18 avril 1926 et mort à Montréal le 15 août 1977) est un acteur, humoriste et monologuiste québécois ayant travaillé sur scène, à la radio et à la télévision.

Après des études au Collège de Nicolet, Gilles Pellerin commence sa carrière comme annonceur radio à Trois-Rivières pour, par la suite, devenir co-animateur avec Jacques Normand, au poste de radio CKVL de Montréal en 1946. En effet, il intègre une émission radio déjà populaire à CKVL: La parade de la chansonnette française . Cette émission, d'une durée de huit heures au cours de laquelle se relaient plusieurs animateurs est la locomotive de la station. D'autres jeunes animateurs se joignent à l'équipe animée par Jacques Normand : Roger Baulu, Jean-Maurice Bailly et Paul Berval. Par la suite, Gilles Pellerin anime une nouvelle émission radio nouveau genre (devant public) à CKVL, Le fantôme au clavier (1947-1950), avec Jacques Normand et Billy Munro qui connut un grand succès[2]. Gilles Pellerin débute alors une grande complicité avec Jacques Normand.

Il doit sa première notoriété au statut de victime que Jacques Normand lui fait coller à la peau en le criblant de flèches humoristiques sur sa petite taille, sa maladresse et ses manières lourdaudes[3]. Après avoir travaillé dans plusieurs cabarets montréalais à partir de la fin des années 1940, Gilles Pellerin développe rapidement ses propres monologues qui mettent souvent en premier plan les fameuses aventures de Rolland, souvent aux prises avec sa mère, l'ineffable «Mère à Rolland». Il présente pour la première fois son célèbre monologue de la «Mère à Rolland» au cabaret montréalais Au Faisan Doré. Au début des années 1950, il se produit au Cabaret Saint-Germain-des-Prés pour, par la suite, devenir co-directeur des cabarets montréalais Le Continental et Les Trois Castors, avec son ami Jacques Normand.

En 1953, Gilles Pellerin devient co-animateur (avec Jacques Normand, Paul Berval et Lucille Dumont) d'une des premières émissions de variétés à la Télévision de Radio-Canada: Le Café des artistes. De 1955 à 1957, il partage la vedette à Jacques Normand et Colette Bonheur dans une autre émission de variétés de la Télévision de Radio-Canada, Porte ouverte qui connaît un grand succès. C'est l'époque la plus florissante de Gilles Pellerin. Il est alors un des humoristes les plus appréciés au Québec, non seulement dans les cabarets, mais également dans des émissions de variétés à la radio et à la télévision où il est souvent invité (ex.: il est un invité régulier de l'émission de télévision Music-hall). Il a un rôle dans le téléroman le plus populaire de cette décennie, La Famille Plouffe, et on enregistre plusieurs de ses monologues.

Pellerin est considéré comme le premier grand monologuiste du Québec. Gilles Pellerin se présente au poste de député dans son comté natal de Nicolet-Yamaska aux élections fédérales de 1958 sous la bannière du Parti libéral du Canada. Le conservateur Paul Comtois gagne l'élection par 3000 voix. Ce sera sa seule expérience politique. La fin de la grande période des cabarets montréalais (début des années 1960) enlève à Gilles Pellerin une tribune où il excellait et ses présences médiatiques s'espacent même si on peut encore l'apprécier dans des séries télévisées comme Cré Basile, les Mont-Joye et La Petite Patrie. Jusqu'au milieu des années 1970, il continue d'être invité sur le panel d'émissions telles À la seconde et Le travail à la chaîne. A la radio, il anime au poste CKVL l'émission "La ligne est occupée" en compagnie de Clovis Dumont, dans la deuxième moitié des années 1960.

Gilles Pellerin meurt le 15 août 1977 à l'hôpital Santa-Cabrini de Montréal, lors d'une opération à cœur ouvert visant à juguler une déficience cardiaque. Sa disparition est trop peu remarquée, son décès s'étant produit la veille de celui d'Elvis Presley.

Oeuvre Interprétative
Télévision et cinéma


1953 - 1955 : Le Café des artistes (TV) avec Gilles Pellerin, Jacques Normand et Lucille Dumont.

1955 - 1957 : Porte ouverte (TV) avec Gilles Pellerin et Jacques Normand
1953 - 1959 : La Famille Plouffe (Série TV) : Baptiste
1955 - 1957 : Porte ouverte (TV)
1957 - 1961 : La Pension Velder (Série TV)
1961 : Sur le bout du banc (Série TV)

1961-1962: Mors aux dents, Le

1963 : Le Feu Sacré (Série TV)
1965 - 1970 : Cré Basile (Série TV) : Phaneuf
1966 : Once Upon a Prime Time
1970 - 1975 : Mont-Joye (Série TV) : Jules le cuisinier
1973 : Trois fois passera
1974 - 1976 : La Petite Patrie (Série TV) : Monsieur Gloutnez (l'embaumeur)
1974 : La Pomme, la Queue et les Pépins de Claude Fournier
1974 : C'est jeune et ça sait tout!
1975 : Tout feu, tout femme : Albert
1976 - 1977 : Quinze ans plus tard (série TV): Pierrot Picotte.

Sources et liens externes :

1.http://genealogie.planete.qc.ca/blog/view/id_4089/title_Gilles-Pellerin-humoriste/

2. Fiche IMDb de Gilles PellerinJacques Normand, Les nuits de Montréal, Édition La Presse, 1974

3. Robert Gauthier, Jacques Normand, l'enfant terrible, Les éditions de l'Homme, 1998

4. Raymonde Bergeron et Marcelle Ouelette, Radio-Canada 1936-1986. Voix, visages et légendes, 1986, p. 223 à 225


5. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Pellerin_%28acteur%29

6.http://archives.emissions.ca/artisan_1192.html

jeudi 4 février 2010

Denise Pelletier

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/images/mai/24/1/denise_pelletier.jpg

Denise Pelletier

Saint-Jovite, Qc, 22 mai 1923 - Montréal, 24 mai 1976).
Comédienne



Denise Pelletier était une grande dame de la scène québécoise. Sa carrière diversifiée, qui s'est arrêtée brusquement lors de son décès prématuré en mai 1976, lui a valu de nombreuses marques d'appréciation et a constitué un legs durable pour la communauté culturelle du Québec.

Fille d'Albert Pelletier et de Marie-Reine Vaugeois, Denise Pelletier a vu le jour à Saint-Jovite, dans les Laurentides, au printemps 1923. C'est au cœur d'un foyer heureux et équilibré, entre un père notaire et critique littéraire et une mère indépendante et cultivée, qu'elle et son frère Gilles, lui aussi comédien, grandissent. Denise sera marquée par cet environnement qui valorise la vie culturelle et la pensée critique; elle sera influencée aussi par la personnalité et les idées de son père.

En 1929, la famille déménage rue Saint-Hubert à Montréal, tout en gardant un pied-à- terre dans les Laurentides.

À l'école, Denise s'ennuie et déteste l'étude; pourtant, elle a de bons résultats scolaires. C'est en feuilletant un journal qu'elle apprend que le M.R.T. (Montreal Repertory Theatre) français offre des cours d'art dramatique. Elle s'y inscrit et se voit rapidement offrir un rôle. Elle étudie aussi avec Sita Riddez et est recrutée pour jouer des pièces tant classiques que de répertoire. Elle participe, en outre, aux radioromans de l'époque.

Après un passage chez les Dames de la Congrégation Notre-Dame, Denise Pelletier s'inscrit aux cours de théâtre de la section francophone du Montreal Repertory Theatre, au début des années 1940. Elle y joue son premier rôle, puis se consacre entièrement à son métier, étudiant chez Sita Riddez, travaillant à l'Arcade, à la Comédie de Montréal, et à la radio dans des pièces du répertoire et des radio-romans. Dès 1942, Denise Pelletier prête sa voix à Annie Greenwood dans Un homme et son péché à la radio, prend part aux tournées de la série Vie de famille, incarnant de nombreux personnages, puis joue dans l'un des premiers films québécois, À la croisée des chemins (1943). Se joignant à l'Équipe, fondée par Pierre Dagenais, elle y tient plusieurs grands rôles, s'imposant avec autorité dans Les Fiancés du Havre de Salacrou en 1946, dans Les Parents terribles de Cocteau en 1947, puis dans la création de pièces signées Jean Desprez (La Cathédrale, 1948) et Lomer Gouin (Polichinelle, 1950). On la voit chez les Compagnons de saint Laurent dans Léocadia d'Anouilh, jouant Agrippine dans Britannicus de Shakespeare et Toinette dans Le Malade imaginaire de Molière. Sa rencontre avec Jean Gascon, en 1951, est marquante : Denise Pelletier lui donne la réplique dans L'Avare de Molière, premier spectacle du au THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE. Elle intègre la troupe de ce théâtre et participe à plusieurs spectacles, notamment lors des tournées européennes de 1958 et 1971.

Elle travaille auTHÉÂTRE DU RIDEAU VERT et à la Nouvelle Compagnie Théâtrale, multipliant les rôles majeurs, telles Bernarda dans La Maison de Bernarda de Lorca, Clytemnestre dans Iphigénie de Racine, Gertrude dans Hamlet et Isabelle dans Henri V de Shakespeare, Hécube dans Les Troyennes d'Euripide, Marguerite dans Le roi se meurt d'Ionesco. Elle brûle les planches dans La Danse de mort de Strindberg, Mère Courage de Brecht, Oh! les beaux jours de Beckett, mais joue aussi les Québécois Marcel MARCEL DUBÉ (Le Temps des lilas en 1958, Les Beaux Dimanches en 1965) et Michel Tremblay (Bonjour, là, bonjour en 1974). Dès l'arrivée de la télévision, en 1952, Denise Pelletier crève le petit écran dans le rôle de Cécile, l'aînée des Plouffe, de Roger Lemelin, rôle qu'elle tiendra pendant six ans. Élue Miss Radio Télévision en 1955, elle priorise la scène, mais on la voit dans quelques téléromans : En haut de la pente douce de Lemelin, La côte de sable et De neuf à cinq de Dubé, dans lequel elle crée le personnage du téléthéâtre Virginie, où elle donne la réplique à Jean Duceppe, en 1968.

Dans les années 1970, elle est du téléroman Mont-Joye de Réginald Boisvert, puis de la création de Michel TREMBLAY, Trois petits tours, réalisée par Paul Blouin. Applaudie plusieurs fois au FESTIVAL DE STRATFORD, Denise Pelletier y crée, en anglais, son dernier spectacle en 1975, La Divine Sarah. Au moment où elle doit le présenter à Montréal, elle décède lors d'une opération au cœur, deux jours après son anniversaire. La nouvelle salle de la NCT, inaugurée en 1977, sera baptisée THÉÂTRE DENISE-PELLETIER.

Exigeante envers les autres, mais plus encore envers elle-même, Denise Pelletier est très appréciée du public, de la critique et de ses compagnons de travail, qui peuvent toujours compter sur sa grande générosité. Elle est couronnée Miss Radio Télévision en 1955 et reçoit l'Ordre du Canada en 1970 pour son apport aux arts, en particulier au théâtre.

Denise Pelletier est l'une des rares comédiennes à pouvoir jouer tant en anglais qu'en français. Elle est membre de la Compagnie du Festival de Stratford en 1966 et en 1968.

Ses deux derniers projets, « Une femme, plusieurs personnages » et « Sarah Bernhardt », exigent beaucoup d'elle. C'est d'ailleurs au cours d'une tournée durant cette période, au début de 1976, qu'elle ressent un premier malaise. Les médecins lui recommandent de prendre beaucoup de repos. Le 22 mai, jour de son anniversaire de naissance, elle entre à l'hôpital où elle devait mourir deux jours plus tard lors d'une opération à cœur ouvert.

Elle laisse derrière elle son mari, le photographe Basil Zarov, qu'elle avait épousé en 1958, et un fils, Stéphane.

Peu avant sa mort, le Conseil des Arts du Canada lui décernait le prix Molson pour l'ensemble de sa carrière. En 1977, on donne à un théâtre le nom de Denise-Pelletier en son honneur. En outre, le gouvernement du Québec fonde le prix Denise-Pelletier, la plus haute distinction accordée dans le domaine des arts de la scène, que son frère Gilles reçoit d'ailleurs en 1998.

Comédienne accomplie, Denise Pelletier, la divine Denise, s'est dévouée toute sa vie à son art. Plusieurs de ses interprétations figurent parmi les prestations les plus marquantes du théâtre et de la télévision du Québec et ont inspiré les nouvelles générations d'artistes québécois.

Lectures suggérées

Corrivault, Martine. -- « Denise Pelletier m'a dit : 'N'oubliez pas Clémence' ». -- Le soleil. -- 29 mai 1976. -- P. H-3

Gruslin, Adrien. -- « Les trente ans de notre grande dame de la scène ». -- Le devoir. -- 8 mars 1975. -- P. 19

Laframboise, Philippe ; Bélisle, Luc. -- 101 années de vedettariat au Québec. -- Montréal : Journal de Montréal, 2000. -- 160 p.

Lafrance, Micheline. -- Denise Pelletier ou la folie du théâtre. -- Montréal : Éditions Scriptomedia, c1979. -- 229 p.

« Pelletier, Denise ». -- Encyclopedia of Canadian theatre [en ligne]. -- Athabasca University. -- [Réf. du 5 août 2003]. -- Accès : www.canadiantheatre.com/dict.pl?term=Pelletier%2C%20Denise « Pelletier, Denise ». -- L'encyclopédie canadienne [en ligne]. -- Fondation Historica du Canada . -- 2003.








Oeuvre interprétative :

1943 : À la croisée des chemins : Pauline Garnier

1953 : La Famille Plouffe (série TV) : Cécile Plouffe

  • 1953 : Tit-Coq de René Delacroix d'après la pièce de Gratien Gélinas : Germaine
  • 1956 : Les Belles Histoires des Pays-d'en-Haut (série TV): Tante Azilda
  • 1958 : Marie-Didace (série TV) : Nancy Varieur
  • 1959 : Cellule (I), La
  • 1959-1961 : En haut de la pente douce (1959-1961)
  • 1960 : La Côte de sable (série TV) : Lucie Paradis
  • 1961 : Ange du bizarre, L'
1962 : Le Temps des lilas (TV) : Marguerite
1962 : De 9 à 5 (TV)

1963-1966
: De 9 à 5
1965 : La Corde au cou de Pierre Patry : Lucienne ( Cinéma )
1968
: Virginie ( Le monde de Marcel Dubé )
1968 :
Manuel
(Le monde de Marcel Dubé )
1970 : Mont-Joye (série TV) : France Joyal
1972 : Les Indroguables
1973 : Y'a toujours moyen de moyenner !
1974 : Qui perd gagne (TV) : Rosa St-Amour
1974 : Night Cap de Marc-André Forcier
1974 : Bingo : Mme. Gendron

Récompenses :

1969 - Officier de l'Ordre du Canada
1976 - Prix Molson

Sources :
1. http://www.collectionscanada.gc.ca/femmes/002026-610-f.html

2. http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0009481

3. http://archives.emissions.ca/artisan_820.html

4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Denise_Pelletier

5. Dictionnaire des artistes du théâtre québécois, Cahier de théâtre Jeu, 2008

6. Denise Pelletier sur l’Internet Movie Database.

Source photo : Bibliothèque et Archives Canada/Crédit : Basil Zarov/Fonds Basil-Zarov/Acquisition 2001-0221, étiquette B837000
© Bibliothèque et Archives Canada
nlc-8045


vendredi 22 janvier 2010

Manda Parent

Manda Parent est une artiste de burlesque, comédienne et humoriste ayant travaillée sur scène, à la télévision et au cinéma, née à Montréal le 16 juillet 1907 et décédée à Montréal le 3 août 1992.

Manda Parent (de son vrai nom Marie-Jeanne-Aurore Perreault) a fait ses premières apparitions sur "les planches" dans le rôle d'Aurore de la pièce de théâtre Aurore, l'enfant martyre[1]. Elle joua Aurore pendant quelques années à partir de 1925. Imposante figure du burlesque québécois, elle obtient son premier rôle important à Montréal, en 1926, avec la troupe d'Arthur et de Juliette Pétrie. Arthur Pétrie avait remarqué la jeune actrice alors qu'elle jouait des seconds rôles au Théâtre National avec Pizzy-Wizzy (Avi Rosenberg) et Macaroni (Paul Hébert). C'est d'ailleurs à cette époque que Marie-Jeanne Perreault adopte son nom de scène. Un de ses partenaires, Eugène Martel (dit Joseph), lui suggère de prendre le nom de Manda Parent parce que ce nom sonnait mieux avec son propre nom de scène, et par la suite le couple d'acteurs se fit appeler "Joseph et Manda". D'ailleurs sur le programme de 1926, on pouvait lire "Arthur et Juliette Petri

D'ailleurs sur le programme de 1926, on pouvait lire "Arthur et Juliette Petrie présentent Joseph et Manda avec les poupées françaises"[2]. Elle est par la suite, et cela pour une vingtaine d'années, de toutes les troupes de burlesques à Montréal dont la plus célèbre de l'époque, la troupe de Ti-zoune (Olivier Guimond, père). Elle participe aussi aux célèbres tournées de "la Bolduc" (Mary Bolduc) dans les années 1930. Manda Parent a été une partenaire régulière aux nombreuses revues burlesques présentées par Rose Ouellette avec ses collègues Juliette Huot, Alys Robi, Juliette Petrie, et Olivier Guimond fils et père (entre autres) au Théâtre National. Elle a, de plus, effectué plusieurs tournées dans toutes les régions du Québec, aux États-Unis et au Nouveau-Brunswick avec la troupe de Jean Grimaldi. C’est à cette époque qu'elle crée, avec Olivier Guimond, le sketch «Trois heures du matin», qui devient un classique du burlesque québécois.

À partir de 1969, elle fit les beaux jours du Théâtre des Variétés de Gilles Latulippe pendant de nombreuses années avec d'autres comédiens québécois de sa génération tels Olivier Guimond, Rose Ouellette, dite la Poune, Paul Desmarteaux, Jean Grimaldi et Juliette Petrie. Au début des années 1970, la carrière sur les routes terminées, Manda Parent entreprend sa carrière à la télévision et au cinéma avec de nombreuses présences à l'émission de télévision Symphorien (dans le rôle de Madame Pigeon) et aussi au cinéma dans Les Colombes qui fut suivi de Bingo, puis de Parlez-nous d'amour, trois (3) films de Jean-Claude Lord. André Brassard lui offre l'occasion de donner sa pleine mesure dans le film "Il était une fois dans l'est" (1974) où elle incarne Germaine Lauzon, personnage coloré tout droit sorti de la pièce Les belles-sœurs de Michel Tremblay. Manda Parent est décédée des suites de problèmes cardiaques à l'âge de 85 ans le 3 août 1992.

Oeuvre interprétative ( liste non-exhaustive )

1970- 1977 : Symphorien : Madame Pigeon ( Télévision )
1972 : Les Colombes de Jean-Claude Lord: Armande ( Cinéma )
1974 : Il était une fois dans l'est d'André Brassard : Germaine Lauzon ( Cinéma )
1974 : Bingo de Jean-Claude Lord : Éva, la grand-mère de François ( Cinéma )
1975 : Pousse mais pousse égal de Denis Héroux ( Cinéma )
1976 : Parlez-nous d'amour de Jean-Claude Lord: Mignonne
1979 : Éclair au chocolat de Jean-Claude Lord ( Cinéma )
1980 : Suzanne de Robin Spry ( Cinéma )

Interprétation du rôle de Manda Parent [modifier] Sonia Vachon interprète le rôle de Manda Parent dans la télé-série Cher Olivier (1997) et c'est à Lise Dion qu'on a confié le rôle de Manda Parent dans le film Ma vie en cinémascope (2004) qui relate la vie d'Alys Robi.

Honneurs : En novembre 1968, Gilles Latulippe organise un Gala spécial en l'honneur de Manda Parent au Théâtre des Variétés. En plus d'Olivier Guimond, Jean Grimaldi, Paul Berval, Juliette Petrie et Paul Desmarteaux; Gilles Latulippe avait invité tout ceux qui avaient déjà joué avec elle sur les scènes burlesques : Joseph Martel, qui fut son premier partenaire sur scène, Wildor, Charlie Beauchamps, Alys Robi, Rose Ouellette (La Poune), Florida Roy, Teddy Burns-Goulet, Ti-Gus (Réal Béland) et Ti-Mousse (Denyse Émond)

Sources Fiche IMDB de Manda Parent
Juliette Petrie, Quand on revoit tout cela! Le burlesque au Québec. 1914-1960, Montréal, 1977, P. 82
Site web des familles Parent d'Amérique
Chantal Hébert, Le burlesque au Québec. Un divertissement populaire, Éditions Hurtubise HMH, 1981.
Chantal Hébert, Le burlesque québécois et américain, Les Presses de l'Université Laval, 1989. Gilles Latulippe, Avec un sourire, Les éditions de l'Homme, 1997

Notes :
Juliette Petrie raconte que Marie-Jeanne-Aurore Perreault aurait obtenu ce rôle, adolescente, en grande partie parce que son prénom (d'origine) était Aurore; voir Quand on revoit tout cela! Le burlesque au Québec↑ Quand on revoit tout cela! Le burlesque au Québec. 1914-1960 Gilles Latulippe. Gilles Latulippe. Avec un sourire p. 162-164


Texte intégral tiré de :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manda_Parent
Source photographique :
Archives personnelles de Patty Pat
sur http://pattypatwebdesign.net